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L'élevage intensif :
un désastre écologique

Réchauffement climatique, déforestation,
érosion des sols, pollution...


EN SAVOIR PLUS
Maltraitance et abandon
La maltraitance et la cruauté concerne tous les animaux. Mais elle vise à nos yeux tout particulièrement les animaux que les humains ont sous leur responsabilité : les animaux de compagnie et les animaux de ferme. Un appel à davantage de vigilance de la part des propriétaires comme des passants.


Animaux de compagnie : record d’Europe des abandons

Plus d’un million de chiens et de chats naissent chaque année dans notre pays. Un chiffre énorme, qui ne saurait correspondre au nombre d’adoptions.
Plus de 100 000 animaux de compagnie sont abandonnés chaque année en France. Un triste record européen.
Qu’ils èrent dans la nature, en proie à la détresse, à la souffrance, à l’euthanasie ou parfois à l’expérimentation animale, qu’ils se retrouvent dans un refuge où leurs chances de trouver un foyer sont hypothétiques, ces animaux vivent une situation inacceptable.
Des milliers d’autres sont euthanasiés à la naissance, parce qu’on ne sait pas à qui les donner.

Sensibiliser les maîtres, diminuer les naissances

Freiner les adoptions « coup de cœur »
Un minimum de réflexion est nécessaire avant d’adopter un animal de compagnie : qui va s’en occuper, lui donner à manger, lui faire faire ses besoins, le soigner, le promener ? La présence de l’animal est-elle compatible avec l’emploi du temps, l’âge, la santé du futur propriétaire ? Qui va s’en occuper lors des départs en vacances ? L’appartement ou la maison sont-ils compatibles avec les besoins spécifiques de l’animal choisi ? A-t-on bien réalisé que les petits deviendront grands et peut-être moins « mignons » ? Est-on prêt à supporter les aléas que sont la présence de poils ou de plumes dans la maison, la maladie, le caractère, les éventuelles détériorations ? Une réponse claire et honnête à ces questions devrait aider chacun à ne pas abandonner son animal.

Diminuer les naissances
A moins d’exercer sur eux une surveillance constante, les animaux se reproduisent de façon presque inévitable. Il est donc indispensable que les propriétaires prennent leurs responsabilités en faisant stériliser les males et/ou les femelles. Car si l’on parvient souvent à placer quelques chiots ou chatons chez des amis, on a souvent des difficultés à placer toute la portée, ce qui conduit à l’euthanasie des petits. La stérilisation est aujourd'hui une intervention légère et rapide, pratiquée quotidiennement par les vétérinaires.

Interdir la vente des animaux par le biais des petites annonces

Il existe de nombreux animaux à adopter. Il est donc nécessaire d’infléchir radicalement le nombre de naissances en :
  • imposant des quotas de reproduction stricts dans les élevages existants
  • iinterdisant la vente d’animaux par petites annonces.
C’est la demande formulée par la Fondation Brigitte Bardot et la SPA. N’hésitez pas à rejoindre leur combat !



Animaux de ferme : une vigilance nécessaire face à la négligence et aux mauvais traitements

Il arrive que des animaux d’élevage soient dans un état de misère physiologique, parce qu’ils sont négligés ou
abandonnés par leur détenteur, ou parce qu’ils sont victimes de mauvais traitements.
Pourtant, il n’est pas toujours aisé de savoir s’il y a maltraitance. La notion de mauvais traitements envers les animaux est une notion large, fluctuante, incertaine qui demande une étude au cas par cas.
  • A partir de quel moment peut-on considérer que l’état de maigreur d’un animal est à ce point grave qu’il y a maltraitance ?
  • A-t-on le droit de laisser une vache en plein champ, sous la neige et sans abri ?
  • Est-il autorisé de maintenir des animaux dans un champ complètement boueux ?
Autant de questions auxquelles ceux qui ont la charge de veiller au respect de la réglementation qui protège les animaux ont parfois du mal à répondre. En effet, la réglementation protégeant les animaux n’indique souvent que des principes généraux, qui laissent part à une appréciation subjective.
De plus, une situation qui peut s’apparenter à un cas de maltraitance ne l’est pas forcément. Par exemple, un animal peut-être très maigre parce qu’il est très âgé, parce qu’il a été récemment malade, parce qu’il a allaité ou tout simplement parce qu’un piètre état de chair correspond à sa morphologie.
Mais ce peut être aussi parce que son propriétaire ne le nourrit pas suffisamment.
De même, un cheval de trait supportera fort bien un hiver rude, s’il est bien nourri et protégé du vent par une haie, alors qu’un cheval de course supportera difficilement des basses températures.
La maltraitance fait donc appel à des critères multifactoriels qu’il convient d’évaluer. Ce n’est pas toujours une chose aisée, et cela demande d’acquérir quelques notions de base sur la physiologie des animaux de ferme.

Pour agir, consultez le site de la PMAF dédié à la maltraitance des animaux de ferme

Le site internet www.vigiferme.org répond à tous vos questions sur :

  • Les critères d’évaluation des conditions de garde des animaux de ferme
  • Les lois et la règlementation en vigueur
  • Les conseils pour agir, et notamment les associations qui peuvent vous venir en aide.